LA VIOLENCE SCOLAIRE TOUJOURS EN HAUSSE
Sous ce titre très clair,
« Aujourd’hui en France » du 4 juin 2004 fait
le compte rendu d’une conférence de presse du ministre de
l’Education Nationale :
« Après une baisse spectaculaire l’an dernier -moins 10%
sur l’année- les faits graves repartent très nettement
à la hausse dans les établissements, principalement dans
les collèges. François Fillon, le ministre de l’Education
en a convenu hier. « La violence continue à augmenter
à l’école » a-t-il lâché lors de sa
première conférence de presse. Même si le
phénomène reste très concentré (35% des
incidents se produisent dans 10 % des établissements), un des
proches collaborateurs confie : « nous devrions aboutir à
une augmentation de 5% pour l’année scolaire »
Quelles sont les
caractéristiques de ces 10% d’ établissements qui
concentrent 35% des « incidents » ? Le journal ne le dit
pas : information incomplète. Peur de tomber sous le coup de la
1ére loi Gayssot ? La démocratie française doit
donc se passer de l’information.
De quels droits les parents
sont-ils forcés, au nom de la carte scolaire, d’envoyer leurs
enfants dans de telles écoles ? Et pourquoi acceptent-ils une
discrimination aussi manifestement négative et contraire
à la notion républicaine d’égalité ?
« Un
énième plan de lutte contre la violence scolaire,
écrit encore le journal, - plus de dix depuis 92,
lancement du tout premier par Jack Lang – n’est donc pas en
préparation. Un protocole contre le racket, les
dégradations, la toxicomanie et la violence aux abords des
établissements, se négocie actuellement avec le ministre
de l’Intérieur. Pas question toutefois d’installer un policier
à demeure dans l’établissement. François Fillon y
est totalement opposé ». On ne saurait plus
délicatement écrire que tous les plans dits « de
lutte contre la violence scolaire » ont échoué… à
moins qu’ils n’aient été sciemment que des
opérations médiatiques. Pas la peine non plus d’avoir un policier dans ces
établissements pudiquement appelés « sensibles
» : la police sait parfaitement à quels délinquants
nos malheureux enfants ont affaire. Mais ce n’est pas en abandonnant la
mesure d’expulsion des délinquants étrangers de notre
territoire français, comme M. Sarkozy l’a fait à la
demande de la gauche, qu’on résoudra ce problème :
l’ancien ministre de l’Intérieur a donné « un
signal fort », comme ils disent : « délinquants du
monde entier, ne craignez rien, vous ne serez pas expulsés,
même si vous touchez à la jeunesse de nos écoles.
» La classe politique française a-t-elle renoncé
à la défendre ? Affaire à suivre.