IMMIGRATION
A l’issue d’une convention du parti dont il est le chef élu, M.
Sarkosy, ministre de l’Intérieur, a annoncé avoir
fixé à ses services un objectif de hausse de 50% des
reconduites à la frontière de clandestins en 2005 : cette
annonce montre à quel point l’immigration a pesé dans le
rejet de la constitution européenne. Mais elle nous laisse
perplexe : les reconduites de ceux qui sont entrés
illégalement en France peuvent-elles ainsi être
décidées arbitrairement ? La loi n’est-elle pas
normalement applicable à tous, à tout moment ?
Voilà qui est suspect.
Une autre question se pose : si
les Français avaient accepté le projet de constitution
qu’ils ont refusé, le ministre français de
l’Intérieur – et ses homologues européens – auraient-ils
encore juridiquement cette liberté de reconduite ? Rien n’est
moins sûr.
On peut d’ailleurs trouver
étrange l’insistance de la classe politique sur sa
volonté constamment et inutilement réaffirmée de
venir à bout de l’immigration clandestine alors qu’on
reconnaît que les jeunes de la deuxième, voire de la
troisième génération sont souvent mal
intégrés, ce qui témoigne du fait que les «
Français de papier » ne se sentent pas
nécessairement français. La réclamation de «
papiers » est-elle sous tendue par la volonté d’être
de vrais Français ?
On impute hâtivement la
mauvaise intégration à une difficulté à
trouver un emploi permettant d’accéder au niveau de vie du
français moyen : or tandis que bien des Français sont
également en but au chômage et ont du mal à joindre
les deux bouts, les immigrés sont les premiers
bénéficiaires de la politique sociale, en particulier
pour les logements au point qu’ils ont pu organiser des centaines de
zones de non droit où il est peu recommandé aux forces de
l’ordre de se risquer : ainsi peuvent-ils y organiser une
économie dite « souterraine », la presse
évitant de parler d’illégalité et remarquant
que cette économie fait vivre des familles entières
(voir par exemple « Nice Matin » mai 2005 sur
le fléau touristique du « vol à l’arraché
»).
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Il
est évident que la reconduite des clandestins à la
frontière est franchement insuffisante pour régler les
problèmes posés par l’immigration : on a largement
souligné que les récentes « régularisations
» massives effectuées par l’Espagne créaient un
droit massif à s’installer dans le pays d’Europe le plus
débonnaire en matière de politique sociale, la France.
L’Espagne pourrait rétorquer qu’en fait de naturalisation
massive la France n’avait à s’indigner contre aucun autre pays !
Dire qu’on s’en prendra à
l’immigration clandestine c’est seulement dire qu’on décide
enfin de faire respecter la loi qu’on avait jusque là
accepté de laisser bafouer, au point que les manifestations
dites de « sans papier » (et non de clandestins) sont
parfois encadrées par la police pour qu’elles ne soient pas
gênées par la circulation ! Ce laxisme est
évidemment perçu comme une invitation à violer les
lois, d’autant que les associations qui oeuvrent en faveur des
illégaux vivent essentiellement de subventions de l’Etat et
autres sangsues du contribuable.
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Arrêtera-t-on comme souvent
promis (et dû) l’immigration clandestine qu’on ne mettra pas fin
à cette arrivée massive de populations de cultures
étrangères puisqu’elle est largement due au regroupement
familial de populations dont la République accepte la polygamie,
d’ailleurs en dépit de la loi. Or ce type de famille, tout
à fait étrangère à notre tradition
éducative, est un obstacle essentiel à
l’intégration.
Tous ceux qui ont affaire à
la jeunesse savent que, dans l’ensemble, les jeunes filles
s’adapteraient volontiers à notre modèle culturel, mais
c’est rarement le cas des garçons surtout depuis qu’une
politique myope s’efforce d’institutionnaliser un « Islam
de France » et donc d’y officialiser le statut de soumission de
la femme. Il y a là une régression dans les lois de la
République par rapport à la tradition chrétienne
elle-même qui exige la liberté de consentement de la femme
à son propre mariage. Or, tandis que chrétiens et juifs
n’ont pas droit de se marier religieusement avant le mariage civil, ce
droit est reconnu aux musulmans. Pour une République
enamourée d’égalité c’est bien étonnant !
Cette exception extraordinaire
à notre droit est à l’origine de la reconnaissance de la
polygamie, qui est une véritable entorse au droit
français. Ce système familial est nettement incompatible
avec le modèle culturel européen ; en effet il impose en
lui-même un statut de la femme incompatible avec
l’égalité en droit entre les deux sexes … qui
impliquerait qu’on admette aussi la polyandrie. En outre l’Islam admet
la lapidation de la femme adultère : quid pour l’homme
adultère ?
L’homme a un droit de
répudiation aux conséquences sociologiques graves car il
est souvent à l’origine des familles monoparentales
économiquement fragiles au point qu’en terre d’Islam on admet
que pour qu’une épouse soit répudiée il faut la
répudier trois fois ; cela ne gêne guère le mari
qui se contente de lui dire trois fois «va-t-en, va-t-en, va-t-en
». En France notre système social vole au secours de ces
malheureuses, encourageant cette pratique inique aux frais du
contribuable. Nos services sociaux se trouvent d’ailleurs
débordés par la tâche au point que les plus
malheureux de nos compatriotes en pâtissent gravement : les
exemples de ces défaillances apparaissent parfois dans la presse
mais aussi à notre porte. La solidarité nationale a ainsi
été déviée au profit d’une
solidarité internationale sans que nous ayons notre mot à
dire, une législation bien calculée ayant
verrouillé, opportunément pour les décideurs, la
liberté de parole des Français.
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Comme le disait une élève de classe terminale qui savait
de quoi elle parlait : « la polygamie ça ne marche pas
parce que les femmes ne s’entendent pas entre elles ». Ce n’est
pas l’histoire de la monarchie mérovingienne qui la contredira !
En Afrique subsaharienne le système de solidarité
familiale permettait dans une large mesure de protéger les
enfants d’un premier lit que la nouvelle épouse ne voulait plus
voir sous son toit : ils trouvaient généralement le
gîte et la nourriture chez un oncle ou une tante. Aujourd’hui
l’urbanisation a cassé ce système de solidarité et
l’enfant que l’attitude de sa belle-mère fait fuir se
retrouve à la rue où il essaie de pourvoir à ses
maigres besoins par mendicité, petits services, petits vols.
S’il part avec sa mère et sa fratrie, il jouit de quelque
sécurité et rapporte quelque argent à la famille
qu’il finit par quitter lorsqu’il perçoit qu’en gardant tout
pour lui il peut s’offrir quelques menus plaisirs (vidéo clubs
de quartier, drogue ; voire « Enfants des rues d’Afrique centrale
» de
Bernard
Pirot édition Karthala ) . Des bandes se
forment histoire de s’assurer quelque sécurité pendant le
temps, très court, du sommeil. Voilà le style de vie
souvent liée à la polygamie : est-ce vraiment un
modèle culturel à introduire en France ?
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L’immigration est une part de la mondialisation. C’est un artifice qui
permet de fournir immédiatement un pouvoir d’achat à des
millions de consommateurs par le biais de « transferts sociaux
» (argent du contribuable), d’ « économie
souterraine » où la drogue joue un rôle
considérable, et de vol car les objets volés sont souvent
remplacés ; il en va de même pour les voitures
incendiées qui coûtent moins à l’assurance
qu’à leur propriétaire.
La loi
Pleven-Gayssot, qui
interdit de donner l’origine des individus bénéficiaires
de ce système, permet surtout aux pouvoirs publics de ne pas
rendre compte du coût de l’immigration. Au bout de quarante ans
de ce régime, les Français, sans savoir les chiffres
qu’on ne leur donne pas, constatent quand même qu’on est entrain
de les ruiner.
Délocalisation massive de
consommateurs généralement africains,
délocalisation de la production industrielle vers des pays moins
excédés de charges sociales, délocalisation de la
production agricole, importation de chômeurs du monde entier,
désordre chronique lié à l’ «
économie souterraine » ( pendant la journée du
referendum des émeutes battaient leur plein à Perpignan
opposant Gitans et Maghrébins, en compétition
semblerait-il dans le marché de la drogue :bilan, écrit
la revue
Marianne du
11juin, 2 morts, 80 commerces sinistrés,
une cinquantaine de voitures incendiées, 17 blessés) : on
peut comprendre que la classe politico-médiatique qui
apparaît comme l’agent de ce système en France et à
Bruxelles ne soit pas populaire !
La revue constate que
« les problèmes de Perpignan ne sont guère
différents de ceux de nombreuses communes de France » et
que « à Perpignan comme à Sarcelles ou à La
Courneuve, les forces de l’ordre ont renoncé à entrer
dans certains quartiers difficiles » ; et que déplore
l’auteur de l’article en conclusion ? « Les images ont fait
le tour du pays et ont bien plus d’impact qu’un discours de Jean-Marie
Le Pen » : alors que tout le numéro du magasine stigmatise
l’attitude antidémocratique des partisans du oui au referendum
et leur autisme, cet article même montre bien que les
préoccupations de la classe politico-médiatique ne sont
pas celles des Français.
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