| LE DISCOURS |
LES MEDITATIONS |
| 1ére partie : le doute Mise en cause des connaissances, en particulier celles transmises par l’enseignement |
1ère Méditation : le doute il porte sur les moyens humains de la connaissance : |
| 1) Les sens : question de ressemblance entre l’objet et sa perception |
|
| Question d’existence de l’objet perçu (arguments : rêve et hallucination) hypothèse d’un Dieu trompeur |
|
| 2) La raison : hypothèse du Dieu trompeur ou du malin génie |
|
| 2ème partie : les règles de la méthode (inspirées du modèle mathématique) |
2ème Méditation : le je pense (en latin : cogito) |
| Ce qui résiste au doute : je pense-je suis |
|
| Que suis-je ? une
chose qui pense, car je peux nier avoir un corps mais le nier c’est
penser. Toute négation ou affirmation manifeste le je pense. |
|
| 3éme partie : la morale provisoire |
3ème Méditation : de Dieu, qu’il existe |
| Examen du je pense
puisqu’on ne peut rien affirmer d’autre : n’y a-t-il pas une
idée que le je pense n’aurait pu produire ? Oui
:l’idée d’un être parfait que l’être parfait a mis
en moi « comme la marque de l’ouvrier sur son ouvrage ». |
|
| 4éme partie : la métaphysique de Descartes |
4ème Méditation : du vrai et du faux |
| Le doute, rapide, porte sur les moyens de la connaissance Le « je pense donc je suis » Je suis une âme, entièrement distincte du corps, puisque je peux affirmer mon existence en niant celle du corps : je n’en suis donc pas dépendant. L’évidence, critère de vérité. L’existence de l’être parfait, Dieu.( 2 arguments dans lesquels Descartes passe de l’essence à l’existence, le 2ème emprunté à St Anselme ). |
Si Dieu est
parfait, comment peut-il permette que je me trompe quelques fois ? Je
suis seule cause de mes erreurs car c’est moi qui donne mon assentiment
à des idées que je ne conçois pas clairement et
distinctement qui, seules, sont garanties vraies par Dieu. Cette
possibilité de donner ou refuser mon assentiment est la marque
de ma liberté. |
| 5ème partie : quelques découvertes scientifiques dues à la méthode |
5ème Méditation : de l’essence des choses matérielles |
| Autres preuves de l’existence de Dieu ( dont l’argument de St Anselme). |
|
| 6ème partie : les problèmes pratiques que pose la recherche. |
6ème Méditation : de l’existence des choses matérielles |
| Distinction entre l’âme et le corps de l’homme qui est composé de ces deux substances. |
La 4ème Méditation
traite du vrai et du faux alors que Descartes n’a pas
éprouvé le besoin de démontrer l’existence du
monde matériel, pourtant toujours sous le coup du doute. C’est
que « selon l’ordre des raisons », il doit traiter de la
question de l’erreur, comme l’a si bien vu Martial Guéroult :
Dieu n’étant pas trompeur garantit notre confiance dans notre
sentiment d’évidence, mais alors comment se fait-il qu’il
permette que je me trompe quelques fois, ce qui devrait répugner
à sa bonté ? C’est donc la possibilité de l’erreur
qui maintenant doit être justifiée. Elle repose sur notre
liberté et en témoigne : l’évidence est garantie
de véracité lorsque ce sentiment accompagne une
idée claire et distincte, mais si je donne mon assentiment
à une idée que je ne perçois pas clairement et
distinctement c’est alors que je puis me tromper ; ma liberté
est de refuser cet assentiment et de suspendre mon jugement ou de juger
avec « précipitation et prévention »
(contrairement au 1er principe de la méthode).
La perception explique la
6ème Méditation ne fournit pas d’idées claires et
distinctes, mais obscures et confuses, qui s’avèrent souvent
contradictoires : le feu me chauffe de près, me brûle de
trop près ; c’est que les données des sens ont pour
objet, non de me renseigner sur la vérité des choses,
mais de ce qu’elles peuvent être utiles ou nuisibles pour mon
corps. Elles me concernent en tant que composé d’âme et de
corps tandis que la vérité est l’objet de la seule raison.
Ainsi la vérité et
l’erreur ne concernent que les essences des choses matérielles
et il est significatif que dans la 5ème Méditation
Descartes développe l’exemple des mathématiques qui
« ne se mettent pas en peine de savoir si leur objet existe ou
non dans la nature », comme il le remarque déjà
dans la 1ère Méditation : En effet même si le
géomètre dessine un triangle par exemple, il ne faut pas
confondre le triangle dessiné avec l’essence du triangle puisque
les droites mathématiques n’ont pas d’épaisseur ; le
dessin ne sert qu’à fixer l’attention par l’imagination. Il en
va de même pour toutes les réalités
mathématiques, bien entendu : ce sont de pures essences
c'est-à-dire des réalités purement intelligibles ;
il s’agit « de certaines choses qui ne peuvent être
estimées un pur néant, quoique peut être elles
n’aient aucune existence hors de ma pensée, et qui ne sont pas
feintes par moi, bien qu’il soit en ma liberté de les penser ou
de ne les penser pas, mais qui ont leur vraies et immuables natures.
Comme par exemple, lorsque j’imagine un triangle, encore qu’il n’y ait
peut-être en aucun lieu du monde une telle figure », je
suis bien obligé de reconnaître ses
propriétés, par exemple que « le plus grand angle
est soutenu par le plus grand coté ». C’est ce monde des
essences créées éternellement par Dieu qui sont
les vérités éternelles : purement intelligibles,
elles ont été mises en œuvre par lui pour établir
les lois de la physique. Aussi Descartes peut-il conclure la
5ème Méditation : « ainsi je reconnais
très clairement que la certitude et la vérité de
toute science dépend de la seule connaissance du vrai Dieu…Et
à présent que je le connais, j’ai le moyen
d’acquérir une science parfaite touchant une infinité de
choses, non seulement de celles qui sont en lui, mais aussi de celles
qui appartiennent à la nature corporelle en tant qu’elle peut
servir d’objet aux démonstrations des géomètres,
lesquels n’ont point d’égard à son existence ». La
philosophie de Descartes a donc ainsi justifié « la
physique nouvelle » : La physique
mathématique.